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Gilles Zimmermann
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busy finish, busy start - Time to bring some news, and there are quite a few!    Dear music lovers,      It's time for "good resolutions", but for me it's just the continuation of the same project.      I am lucky to have my muse - which amuses me a lot, yes – I only need to take any instrument, and in a few moments, new musical ideas are there, ready to be developed.      As for example what I showed in two videos that I put on my YouTube, with the monochord borrowed from my friend Shiatsu artist Helmut Kreil (and most of all my overtone singing teacher), and the basic scale explained by Plato in the Timaeus.   The important thing being the discovery for any music lover - also a musician - that to make or listen to music is to act at the level of the World Soul (nothing less, indeed), therefore the psychic level. I hope to make it clear why one should be very careful where one puts one´s fingers, and ears ...      I have done a page with a never published article written by my other friend artist, photographer, poet and metaphysician, Xavier Mignon, but, as it is in French, and much too long and special to translate, I prefered few explanations and a link to a wonderful book in free Download on the English page .                                 The Wind Cries Satie - new CD     Ah, here he is! The Friday before Christmas, I received the 11 pieces of the mastering, and I could have finally published all, unfortunately, I had to refuse them for purely technical reasons, that are, however, good news for me: I spent so much time on the mixes that I could almost do without mastering. In short, my friend Hartmut had a little too much compression, and all the refinements of the arrangements were somewhat jeopardized. As mastering is necessary for internet and pressing, I prefer here to have the touch of a professional.    With the end of the year holidays, we´ll have to wait, I think it's only a matter of a week though. On my newly actualized homepage you can see a preview of the cover.  It will be for the moment available only online, perhaps will I do a pressing later in the year if I find enough concerts, and my finances allow it... Tweedledee, tweedledum, that's all folks! Oh no, I forgot: I wish you all the best you wish for the next year! Gilles more
vote for me please? It´s free! Dear friends, I am participating  in a contest Online this month. I don´t usually do that kind of thing, but I tried, and although I started a bit late, I´ve been steadily climbing up the ranks since then. Today I am #330, and it looks like it´s feasible. There are 6 days to go, the result is at the end of October. You can help me if you are on Facebook, it´s free, one registers one´s own Facebook login and can vote (green button right) up to once an hour (please as much as possible!). https://artistsignal.com/GillesZimmermann It might also interest other musicians, as anybody can participate. If you fancy, you can also vote for my friend Katsumi Yoshihara, as he told me into this :) (and discover other artists as well) Pass it on to your friends if you please, a big thank you! Gilles   more
are you open-minded ? 2 Entretien avec le gambiste Gilles Zimmermann. Gilles 55 ans, est un musicien lorrain de Nancy qui a découvert la viole après un long parcours depuis le blues, le rock, le jazz et la musique improvisée à partir de 1974. La musique comptant plus que tout pour lui, il se moque à l'époque de son bac pour passer un examen au conservatoire avec succès. Après une période de guitariste et de bassiste avec des musiciens londoniens, Gilles Zimmermann s'est installé en Bavière. Aujourd'hui, après un réel long parcours de gladiateur de la musique, Gilles Zimmermann sort son CD, The Missing Link (chaînon manquant), sur le label Art-mode records  L'arrivée à Paris n'a pas été fructueuse ? J'ai essayé Paris avant mon départ pour Londres. Paris, c'était une vraie galère. Ensuite, quand je venais de Londres, on me déroulait le tapis rouge. Puis en quittant la capitale britannique je suis soudainement redevenu « provincial ». La vie au quotidien y est un enfer quand on n'est pas trop fortuné. C ommence alors un long périple ? Nouveau départ de zéro en Angleterre où après six ans je me suis aperçu qu'étant Français la seule solution était de devenir musicien de session. J'ai fini en tournant avec Bill Pritchard qui était produit par Etienne Daho. Puis tout le groupe s'est fait virer et j'ai décidé de partir ailleurs, ne voyant pas de possibilité de m'établir comme compositeur en Angleterre. J'avais aussi rencontré à l'époque Desireless qui avait en projet une tournée mondiale qui dépendait de la sortie de son nouveau single. Malheureusement la maison de disque qui avait son siège à Londres n'a pas voulu le sortir et tout est tombé à l'eau. La première carrière de madame également… De passage à Munich j'ai rencontré un Marseillais ingénieur du son dans le cinéma et, par hasard, le jour de ma deuxième visite, il m'a appelé pour me proposer de rencontrer le réalisateur Peter Zobel qui cherchait un compositeur pour un film. J'ai eu le job et j'ai décidé de rester à Munich. Vous composez des musiques pour des films ? J'aimerais en faire plus. J'ai fait des musiques de théâtre et même un Maigret . Pour l'instant deux musiques de film avec Peter Zobel : Schlösser et Tokyo-Pankow diffusés sur ZDF vers 1993. J'ai pensé faire carrière dans le film en Allemagne mais j'ai vite déchanté. C'est la même mentalité de clan et l'Allemagne n'est pas réputée pour sa production de film. Les gens avec du talent finissent par partir aux États-Unis. On doit bien avoir environ dix compositeurs qui vivent de la musique de film en Allemagne. Par contre sur le point commercial, c'est le jour et la nuit avec les Français qui semblent incapables de voir plus loin que la Francophonie. L'Allemagne n'est pas trop réputée pour sa créativité mais ici on a des pros qui pensent au monde entier et qui bossent ! Puisque nous sommes sur ce sujet, je tiens à dire que je ne suis pas du tout content de la Sacem : les deux films auxquels j'ai participé comme compositeur ont été diffusés par la ZDF et au Japon. Mais je n'ai jamais vu un seul centime. Quand j'ai fait une réclamation auprès de la Sacem, on m'a répondu à Paris que je devrais m'inscrire à la Gema allemande… Pour la musique du film Tokyo-Pankow , je cherchais un son entre l'Allemagne et le Japon. Un ami m'a proposé de me prêter une espèce de viole de gambe. J'ai enregistré toute la musique du film avec l'instrument. Ce qui m'a permis de me familiariser avec l´instrument Et c'est avec le cachet du film que vous avez financé votre viole ? Avec l'argent du contrat j'ai cherché un luthier capable. Je lui ai commandé la viole que j'ai maintenant. Changer d'instrument signifiait aussi repartir à zéro. Il m'a fallu trois ans pour retrouver un niveau à peu près équivalent à la guitare. Mais sur scène j'ai trop souvent eu le problème de la qualité du son. Je me suis mis à rêver d'avoir une viole de gambe électrique. En 2002, j'ai rencontré Jan Goorissen aux Pays-Bas. Suite à notre discussion il a décidé de se lancer dans la construction d'une viole électrique. J'ai eu les deux premiers modèles. Après il m'a fallu résoudre le problème de l'amplification. En découvrant le logiciel Ableton Live en 2003, j'ai pu commencer à travailler sur les effets. Maintenant vous sortez votre CD. Qu'allons-nous pouvoir écouter ? Un son de viole classique ou des créations ? J'ai décidé de faire ce CD en décembre de l'année dernière… J'ai bien essayé de contacter des maisons de disques mais, rien à faire. Ils ne m'écoutent même pas. Il faut d'abord que le produit existe. Eux, ils arrivent après. C'est normal quelque part. J'avais d'abord essayé de faire un trio de violes de gambe acoustiques mais les musiciens qui viennent du classique ont un gros problème avec le rythme et les choses qui se font « à l'oreille ». J'ai donc commencé à enregistrer mes compositions tout seul avec l'ordinateur mélangeant viole acoustique et électrique. J'ai rencontré en 2007 le joueur de tabla Probir Mitra et nous avons commencé à travailler ensemble. Début 2012, j'ai rappelé mon vieil ami Gaspare Sepio avec lequel j'avais fait les bals au début des années 80. A l'automne 2012, Probir est venu en Europe avec la chanteuse Sucheta Ganguly. Nous avons organisé quelques concerts un peu à l'arrache. C'était une révélation. Sucheta débarquait dans le répertoire. Nous avons dû improviser tous les morceaux sans respecter les structures fixées avec comme résultat une excellente concentration de tous les musiciens. J'en avais les larmes aux yeux tellement c'était magnifique. J'ai décidé d'en faire un enregistrement. Avec Internet, on peut très bien produire un CD et le vendre soi-même directement. Je suis parti sur cette idée. Après 3 mois d'enregistrements j'ai voulu avoir un mastering professionnel. J'ai contacté pour cela mon ami Hartmut Welz qui m'a immédiatement proposé de sortir le CD sur son label. Maintenant j'ai un CD de 52 minutes avec mes compositions de violes « virtuelles » puisqu'il n'y a pas moyen pour l'instant de travailler avec de vrais gambistes. J'ai développé ma propre technique de viole qui n'a pas grand-chose à voir avec celle reconstituée d'après les livres dans les écoles de musique ancienne. Suivant les conseils de Valentin Clastrier d'utiliser « un maximum d'effets électroniques » j'ai beaucoup utilisé le vocoder qui permet de faire passer le son de l'instrument à travers le filtre d´un synthétiseur. C'est un peu la viole-synthétiseur. Cela reste quand même du bricolage. Dans mes compositions je ne me suis jamais soucié de faire dans un style particulier. J'ai choisi des morceaux plus « accessibles » pour un public plus large. Comme il n'y a pratiquement pas de style de référence à part la « World music ». En fait je préfère ma dénomination de « open-minded music » qui demande une certaine ouverture d'esprit à faire comme à écouter. Quels sont vos projets ? Des concerts ? Pleins de projets en cours, d'autres CDs avec mes compositions. Une série de reprises de JS Bach avec des arrangements modernes. Une autre avec des reprises et des arrangements de Zappa, Ravel et autres compositeurs du XXème siècle. Le problème de travailler avec des musiciens Indiens, c'est évidemment la distance. J'ai déjà une formule de concert solo où j'utilise des loops . Dans un duo avec Gaspare Sepio nous avons développé les sonorités de l'accordéon avec la viole. L'idée est séduisante quand on réalise que l'accordéon est un instrument « populaire » et que l'autre était réservé à « l'élite ». Nous jouons mes compositions et des reprises et l'idée est de développer le répertoire, pour, à partir de l'automne 2013, pouvoir présenter une formule d'ensemble plus large avec Probir Mitra au tabla. J'espère avoir la chanteuse Sucheta Ganguly avec Verena Kronseder qui est la seule gambiste que je connaisse qui soit capable d'improviser et qui possède aussi une viole électrique… Je n'exclus aucun autre instrument invité si ce n'est peut-être la guitare parce que trop proche de ce que fait la gambe. Mais j'aimerais surtout enregistrer un album live. C'est dans cet instant que la musique, qui fait appel à l'improvisation, nécessite le feedback d'un public.   http://french.ruvr.ru/2013_04_19/Les-larmes-aux-yeux-tellement-cetait-magnifique-Partie-2/ more
are you open-minded ? article in french in the Voice of Russia   « Les larmes aux yeux tellement c'était magnifique ». Partie 1 Entretien avec le gambiste Gilles Zimmermann. Gilles 55 ans, est un musicien lorrain de Nancy qui a découvert la viole après un long parcours depuis le blues, le rock, le jazz et la musique improvisée à partir de 1974. La musique comptant plus que tout pour lui, il se moque à l'époque de son bac pour passer un examen au conservatoire avec succès. Après une période de guitariste et de bassiste avec des musiciens londoniens, Gilles Zimmermann s'est installé en Bavière. Aujourd'hui, après un réel long parcours de gladiateur de la musique, Gilles Zimmermann sort son CD, The Missing Link (chaînon manquant), sur le label Art-mode records http://www.art-mode-records.com/. La viole de gambe reste un instrument de musique énigmatique car c'est un instrument jalousement conservé par le monde baroque. En 1993 le futur gambiste commence à travailler la viole de gambe, longtemps après avoir vu et entendu le son de la viole dans la MJC où il donnait des cours de guitare au début des années 80. La viole a fait son entrée dans le grand public avec le film Tous les matins du monde. Et c'est le jour de la sortie du film que vous allez chercher pour la première fois votre viole ? Oui, curieusement, le film est sorti au moment où j'allais chercher ma viole terminée en 1993... C'est quoi comme modèle ? Ma viole est un modèle Collichon de 1640, une famille de luthiers de Paris. Quand j'ai discuté de mon projet avec le luthier, Werner Hartwig, il m'a montré divers modèles et plans de construction. J'ai mis le doigt sur le modèle qui me plaisait et il m'a dit : « C'est dingue, c'est un modèle français ». Combien d'heures a-t-il fallu investir pour construire votre viole ? Il faudrait demander à Werner Hartwig. Entre la commande et la livraison, j'ai attendu trois mois. A partir du moment où j'ai décidé de commander une viole, j'ai cherché un luthier qui avait déjà fabriqué cet instrument. Tous les luthiers rencontrés m'ont répondu qu'ils pouvaient fabriquer une viole de gambe. En fait, ce n'est pas le cas. Il faut un spécialiste. Je le savais de James Trussard, un fabricant de guitare électrique aussi originaire de Nancy. Il n'y a pas à tortiller de l'archet, il faut le know-how . J'ai donc passé encore six mois à aller voir divers luthiers. Je suis même allé jusqu'à Vienne pour rencontrer Friedrich Goldnagel. C'est un fabricant de violons de réputation mondiale. Ses violons sont aussi renommés que les Stradivarius. Il était très intéressé mais… il ne fabrique QUE des violons (chers). Tous les matins du monde parle bien de la viole ? En fait, je trouve que le scénario de ce film laisse bien à désirer. Mais d'un côté la viole de gambe y a le rôle principal malgré les respirations quelques peu exagérées de Depardieu. Il faut savoir que les baroques ont la fâcheuse tendance à jouer des trucs tristes et mélancoliques. Ce n'est pas un hasard. C'est la Renaissance qui a inventé la peur de la mort. Cependant je me reconnais dans ce passage où Saint Colombes se fait construire une cabane dans son jardin pour y travailler en paix. J'habite dans la campagne bavaroise. J'y suis très heureux même si parfois j'aimerais transporter ma maison vers la Drôme. D'où vient cet instrument ? Le monde baroque considère que la viole aurait été inventée au Moyen Âge parce qu'il y a une peinture quelque part... Son origine provient du Moyen-Orient. La viole est dérivée du luth . Elle est surtout fabriquée comme une guitare, mais le manche est arrondi. On dit que les violes étaient connues au Caire au Moyen Âge. Mais je n'ai jamais vu de sources sures. Au 1er siècle av. J.-C Plutarque explique dans sa vie d'Alcibiade « que ce petit galopin n'aimait pas jouer de la flûte parce qu'on a l'air ridicule » mais que « la viole avec l'archet avait beaucoup plus de classe ». La traduction d'Amyot du XVIe siècle (1559) dit bien « archet » même si le mot viole n'est peut-être pas le mot utilisé par Plutarque en grec. Le problème est que le nom vihuela a plusieurs orthographes et change d'une langue d'un pays à l'autre. Et puis enfin, le jour où quelqu'un a été inspiré pour inventer un arc, il a aussi inventé l'archet, non ? Qui est la référence selon vous de la viole d'aujourd'hui ? Jordi Savall est un grand expert. Il y en a d'autres bien sûr. Mais, lui a de la bouteille… Malheureusement la viole est étouffée par les œillères classiques. Jordi Savall, c'est quand même le ponte. Jordi Savall tente les rencontres avec des musiciens du Moyen-Orient. Je ne trouve pas cependant ses improvisations très convaincantes, mais je n'ai jamais pu l'apprécier en live. Le véritable problème est que l'improvisation modale a disparu en Occident. Il ne faut pas croire la redécouvrir en étudiant des partitions. La viole est un instrument pour les riches ? Pour une certaine classe ? Une viole de gambe coûte entre 3 000 euros et 7 000 euros et plus. Mais les chinoises, nouvelles venues sur le marché, sont à 1 500 euros et débarquent en Europe. Il faut changer le jeu de cordes en boyau toutes les six semaines si on joue régulièrement. Cela coûte entre 300 euros à 400 euros. Il faut aussi investir un minimum de 1 000 euros dans un bon archet. Et il ne faut pas oublier encore un étui qui revient à 800 euros. Il y a « un genre conservatoire » assez crispant. Ce sont ces gentes demoiselles qui s'affichent toujours avec leurs (très) longs cheveux bien propres sur de magnifiques robes de gala. Mais à écouter de plus près, elles n'ont pas de son. Il y a une flopée d'amateurs. Je vois aussi beaucoup de femmes genre « libérées et New Age » qui jouent de la viole comme elles joueraient du djembé. Je sais, cet instrument n'est pas si facile. Il faut aussi dire que la mentalité universitaire, où le prof est une idole, est malheureusement beaucoup trop répandue. La viole, une guitare ? Je suis apparemment le seul qui ose dire la vérité. Oui, la viole est une guitare qu'on peut jouer à l'archet. Pourquoi avoir choisi la viole ? J'en avais marre de deux choses : Les montagnes de décibels du rock et de devoir jouer comme Pat Metheny ou comme un autre guignol en vogue du moment même si j´aime bien certains trucs de Metheny. Je cherchais un instrument acoustique avec lequel je pourrais faire des sons soutenus comme la guitare électrique. Un instrument à archet semblait la solution. J'ai essayé le violoncelle mais les quatre cordes et leur accord en quintes ne sont pas mon truc. La viole a l'avantage d'être presque une guitare. Elle s'accorde aussi en quartes. On peut donc théoriquement y transposer directement les doigtés de la guitare. Quel est votre parcours musical ? J'ai fait le conservatoire à la contrebasse après trois ans de guitare blues-rock et de piano plutôt classique en autodidacte. J'ai commencé le piano en improvisant et développant mes premières compositions. Je suis un peu un dinosaure et d'une génération où il y avait tout à faire soi-même. On déchiffrait Hendrix ou Charlie Parker à l'oreille. Il n'y avait pas de manuels érudits comme aujourd'hui. J'ai joué dans des groupes de rock, puis plutôt rock progressif, genre Yes, Genesis, Magma, Gong, Henry Cow. J'avais créé un groupe qui s'appelait Axe avec Francis Kuntz, qui s'appelle depuis Kafka et bosse pour Groland. C'était du « jazz-rock libertin » assez punk. On était véritablement méprisés… une véritable galère, avec même des morts… Puis je suis parti dans la Drôme où j'ai commencé le jazz et la musique improvisée avec les gens de l'ARFI à Lyon. Mais aussi avec des gens autour d'Etron Fou Leloublanc. Je suis ensuite revenu à Nancy où je suis rentré dans une association de musiciens, le Nancy Jazz Action dont je suis devenu président de 1982 à 1984. Après je suis parti, d'abord à Paris puis à Londres.   http://french.ruvr.ru/2013_04_18/Les-larmes-aux-yeux-tellement-cetait-magnifique-Partie-1/   more
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